Tout d'abord : merci au Forum Partage-lecture ainsi qu'aux Editions Kyklos pour ce partenariat.
En fait, ce partenariat m'a permis d'aborder ce livre car jamais je n'aurai eu l'idée de m'acheter voire d'emprunter ce genre de littérature.
Je fais partie des lecteurs à l'avis mitigé sur cet ouvrage, l'ayant abordé avec beaucoup de difficultés au départ, ne sachant pas, au fil des mots, où l'auteure voulait m'emmener, marmonnant
dans mon coin, le posant pour le reprendre car il n'est pas possible pour moi de ne pas terminer un livre commencé.
La première partie m'a parue très rébarbative, l'écriture décousue, les personnages flous à part celui de la mère, Gudrun, bien détaillé, tellement détestée. Il m'a semblé parcourir ce livre dans
un brouillard, tâtonnant sans arrêt pour ne pas me perdre, suivant l'auteure dans les méandres de la vie de cette journaliste blasée, nantie dans la vie, mais ayant une volonté auto-destructrice
farouche.
J'ai plus apprécié l'épisode des voyages, de ses occupations archéologiques (enfin elle fait quelque chose!), et de ses rencontres, notamment avec Elsa avec qui elle voyagera et cette jeune
métisse dont elle tombera amoureuse mais qui mourra seule, abandonnée, alors qu'elle fuira cette triste réalité...
Puis j'ai beaucoup aimé la fin, à partir du moment où elle se pose dans une maison, à Damas, face à elle-même, isolée et seule, outre la compagnie d'un chien qu'elle n'a pas désiré mais qui
s'attachera tout de même à elle, pour la protéger d'elle, de ses tourments, de sa vacuité de vivre. Et j'ai ressenti ce mal de vivre, cette difficulté à ressentir le désir de vivre quand on a un
tel mal être au fond de soi et j'ai enfin eu de la compassion pour elle.
J'ai relevé ces phrases qui m'ont touchées et qui sont parfois latentes en chacun de nous...
Est-ce que j'existe dans ce silence? Mes gestes et mes ambitions du jour, ont-ils un sens, une portée?.....
Cette paix qui m'environne, en ai-je ma part?
Il sait bien, lui (en parlant du chien) - il le flaire - que je pourrai quitter la route, que j'aspire à la chute, rêvant inconsidérément aux ailes
d'un ange.
Ai-je mal ? Mais j'ai toujours eu mal, pourquoi celui-ci serait-il plus remarquable que les autres ?
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