Lundi 30 avril 2012 1 30 /04 /Avr /2012 13:18

 

Tout d'abord : merci au Forum Partage-lecture ainsi qu'aux Editions Kyklos pour ce partenariat.

En fait, ce partenariat m'a permis d'aborder ce livre car jamais je n'aurai eu l'idée de m'acheter voire d'emprunter ce genre de littérature.

Je fais partie des lecteurs à l'avis mitigé sur cet ouvrage, l'ayant abordé avec beaucoup de difficultés au départ, ne sachant pas, au fil des mots, où l'auteure voulait m'emmener, marmonnant dans mon coin, le posant pour le reprendre car il n'est pas possible pour moi de ne pas terminer un livre commencé.

La première partie m'a parue très rébarbative, l'écriture décousue, les personnages flous à part celui de la mère, Gudrun, bien détaillé, tellement détestée. Il m'a semblé parcourir ce livre dans un brouillard, tâtonnant sans arrêt pour ne pas me perdre, suivant l'auteure dans les méandres de la vie de cette journaliste blasée, nantie dans la vie, mais ayant une volonté auto-destructrice farouche.
J'ai plus apprécié l'épisode des voyages, de ses occupations archéologiques (enfin elle fait quelque chose!), et de ses rencontres, notamment avec Elsa avec qui elle voyagera et cette jeune métisse dont elle tombera amoureuse mais qui mourra seule, abandonnée, alors qu'elle fuira cette triste réalité...
Puis j'ai beaucoup aimé la fin, à partir du moment où elle se pose dans une maison, à Damas, face à elle-même, isolée et seule, outre la compagnie d'un chien qu'elle n'a pas désiré mais qui s'attachera tout de même à elle, pour la protéger d'elle, de ses tourments, de sa vacuité de vivre. Et j'ai ressenti ce mal de vivre, cette difficulté à ressentir le désir de vivre quand on a un tel mal être au fond de soi et j'ai enfin eu de la compassion pour elle.
J'ai relevé ces phrases qui m'ont touchées et qui sont parfois latentes en chacun de nous...

Est-ce que j'existe dans ce silence? Mes gestes et mes ambitions du jour, ont-ils un sens, une portée?.....
Cette paix qui m'environne, en ai-je ma part?

Il sait bien, lui (
en parlant du chien) - il le flaire - que je pourrai quitter la route, que j'aspire à la chute, rêvant inconsidérément aux ailes d'un ange.

Ai-je mal ? Mais j'ai toujours eu mal, pourquoi celui-ci serait-il plus remarquable que les autres ?

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Lundi 30 avril 2012 1 30 /04 /Avr /2012 13:13

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Le barrissement de l'éléphant, les criailleries aiguës des singes, les hurlements des coyotes, des froufrous affolés de plumes, des terreurs et des cauchemars de bêtes, une girafe au long cou, une vieille dame gorille, des loups pelés encore... Tel est l'univers qui s'agite au-delà de la fenêtre de Lili, la narratrice. Un zoo à côté duquel elle vit, en compagnie de Samuel, professeur de dessin, dans une tranquille sérénité de jeune couple. Jusqu'au jour où elle semble apercevoir un fantôme sous un acacia. Un spectre chargé de souvenirs, qu'elle reconnaît fébrilement : Yoïm, son premier amant, formidable machine à allumer, consumer, écraser. Le spectre devient réalité, en chair et en os, et avec lui surgissent alors dans la conscience et la mémoire l'épreuve du manque et l'attraction sexuelle, avec lui remonte le temps : la mort de la mère, l'absence du père, les premiers émois à l'orée de l'adolescence, l'abandon de soi pour un homme mûr qui a fait de Lili son objet sexuel, soumis, manipulé, vendu parfois, à l'envi.
Au-delà du désir, Les hommes en général me plaisent beaucoup (à la fois titre et confession de la narratrice à l'intérieur de son récit) est tout entier porté par la sensualité. Et c'est aux confins de la folie que se jouera le destin de Lili, entre l'emprise et l'empreinte, l'insurrection et la résignation. Un balancement chaleureux, brûlant, remarquablement écrit par son auteur. --Céline Darner

Présentation de l'éditeur

Cette nuit, Lili n'entend plus le bruit des animaux. Dans un demi-sommeil, elle se lève. Accroupie dans l'herbe, protégée par le feuillage du jardin, elle voit soudain passer les girafes, les éléphants, les tatous. Immobile sous la lune, Lili observe puis retourne se coucher auprès de son mari. Dans un silence de songe plus rien ne bouge. Au matin la vie reprend. Tout est en place, en équilibre. Mais, au cœur de cet été de chaux vive, il faut cependant vérifier, vérifier que les animaux du zoo sont rentrés. En s'approchant des cages Lili perçoit une silhouette, une ombre, un miroitement et, très vite, l'odeur incandescente du désir lui revient en mémoire... Roman d'amour et de dépendance, ce livre explore la folie du désir comme autant de lumières qui scintillent et qui claquent. Car dans les villes comme dans les zoos une musique résonne parfois délicatement : le très léger bruissement de l'enfance...

 

Mon avis :

j7Je n'ai pas apprécié ce livre, les phrases sont très longues et on s'y perd...le monde de l'héroine est glauque et fou.

Je n'ai pas compris exactement où souhaitait nous emmener l'auteure et certaines scènes m'ont dérangées, immorales et sordides et ce, jusqu'à la fin.

Je ne recommanderai pas ce livre.

 

 

 

 

 

 

 

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Lundi 30 avril 2012 1 30 /04 /Avr /2012 12:55

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Quatrième de couverture :

Ma mère disait : "N'oublie pas ton chapeau."

Mon père disait : "N'oublie pas d'être heureuse."

comme s'ils pressentaient à quels dangers je pourrais m'exposer...

 

Dans ce roman teinté d'humour et de mélancolie, Christine Orban touche  l'essentiel de toute vie.

 

Mon avis :

Du Maroc à Paris, Christine Orban nous relate l'histoire d'une adolescente qui veut à tout prix être quelqu'un et pour cela rêve de quitter sa ville Fédala pour vivre à Paris, ville que vante à tout va sa grande cousine Fifi.
Elle y arrivera en fait, quittant son amie Sofia, son amoureux Bobby, sa mère qui d'après elle ne fait rien de sa vie, la mer, la plage et... Fédala.

Poursuivre son rêve, devenir "snob" et surtout quitter sa ville d'enfance, rien ne l'arrêtera.
Elle rejoindra Fifi à Paris, tentera de devenir quelqu'un mais à quel prix... fréquenter les snobs de Paris, montrer une personnalité qui n'est pas la sienne, avoir un petit ami Edmond d'une famille de bourgeois égoïste et sans saveur.

Son amie Sofia viendra lui rendre visite à Paris, elles se retrouveront enfin pour se perdre à nouveau...



Ce livre est très bien écrit et se lit très vite. Les personnages sont attachants et leurs sentiments sont bien décrits.J'ai adoré le style à la première personne et l'auteur qui nous emmène au fil de l'âge de son héroïne, de 16 à 20 ans, toujours égale à sa pensée, tentant d'atteindre son rêve et s'apercevant que son rêve devenu réalité n'est pas à la hauteur de ce qu'elle pensait et que son enfance lui manque.
"il faut toucher la flamme pour ne plus se brûler.... " "n'oublies pas d'être heureuse"... disait son père avec sagesse.
Un joli livre à mettre entre les mains de jeunes filles qui idéalisent tant ce qu'elles pourraient être en oubliant de profiter de ce qu'elles vivent au présent.

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Samedi 14 avril 2012 6 14 /04 /Avr /2012 10:37

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Présentation de l'éditeur

 

                                 « Trempée jusqu’aux os et totalement nue, elle est apparue

                                  sur ma terrasse au beau milieu d’une nuit d’orage.

                                  D’où sortez-vous ?

                                  Je suis tombée.

                                  Tombée d’où ?

                                  Tombée de votre livre. Tombée de votre histoire, quoi ! »



Tom Boyd, un écrivain célèbre en panne d¹inspiration, voit surgir dans sa
vie l’héroïne de ses romans.

Elle est jolie, elle est désespérée, elle va mourir s’il s’arrête d’écrire.

Impossible ? Et pourtant…

Ensemble, Tom et Billie vont vivre une aventure extraordinaire où la réalité et la fiction s’entremêlent et se bousculent dans un jeu séduisant et mortel...

 

 

Une comédie vive et piquante

Un suspense romantique et fantastique

Quand la vie ne tient plus qu’à un livre !

 

Mon avis :

Ce livre fait partie de mon challenge Lecture 2012 sur le forum Partage Lecture.


J'ai abordé ce livre, mon troisième de Musso, en sachant ce qui m'attendait car je ne trouve pas que Musso est très novateur dans ces romans. Le commencement m'a un peu lassée, une histoire un peu "réchauffée",  aventures, romanesque, les personnages sont sympathiques mais tellement superficiels, je ne suis pas conquise par cet auteur.

Le style est néanmoins fluide, c'est un roman qui se lit facilement mais dont je ne retiendrai pas grand chose. Un agréable moment sans plus.


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Samedi 14 avril 2012 6 14 /04 /Avr /2012 09:44

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Présentation de l'éditeur

L'essai d'Elisabeth Badinter intitulé Le Conflit soulignait, l'an passé, la dureté de l'injonction faite aux femmes par l'obligation non seulement d'être mères, mais de l'être absolument, dans un fantasme de perfection typique d'une société où la sphère privée est devenue un spectacle permanent. En écrivant à l'enfant qu'elle a choisi de ne jamais concevoir, Linda Lê s'affranchit du monde en général pour poser un regard strictement personnel sur sa volonté de ne pas devenir mère. Ce travail autobiographique lui permet d'éclairer les premiers jalons qui, dans l'enfance, préparent l'expression de sa liberté d'adulte. La figure étouffante de la mère et une adolescence passée dans un monde exclusivement féminin contribuent à forger un désir de soi, aussi évident que douloureux à porter dans le regard de l'autre, et plus particulièrement de cet homme, S. Car l'homme qu'elle aime veut avoir des enfants. Chaque jour il tente de lui montrer que son refus se fonde sur l'erreur : erreur d'analyse, trop intellectuelle ; erreur ontologique d'un égocentrisme qui aurait mal tourné ; erreur personnelle, d'une peur jamais confrontée, etc. La narratrice, elle, en lieu et place d'idées toutes faites, voit défiler de simples images, précises et palpables : celle d'un enfant qu'elle ne saurait pas aimer, quelle que soit son identité, et celle d'un écrivain qui perdrait forcément la sienne à l'éduquer. "On ne part pas à la conquête du Graal avec une poussette", écrivait Karen Blixen. Et là où l'expression de la liberté devient intolérable aux yeux des notaires de ce monde exigeant une conversion systématique au modèle de la famille, la narratrice écarte toute forme de dureté, toute prétention à une règle édifiée à d'autres qu'elle-même. Bien au contraire, c'est toute la douceur de son amour qu'elle offre à cet enfant qui n'existera jamais, mais vit sans cesse, à chaque seconde, dans l'imaginaire lumineux de sa conceptrice.

Biographie de l'auteur

Le prix Wepler, décerné l'an dernier à Cronos, a sans doute contribué à mieux faire connaître Linda Lê, l'un de nos plus grands écrivains vivants, que sa discrétion a conduite à bâtir une œuvre monumentale loin des médias. Originaire de Dalat, au Vietnam, Linda Lê éprouve depuis toujours un amour infini pour la langue française et la littérature. Dès Les Evangiles du crime (1992), l'originalité de son style se déploie pour associer une sorte de lucidité immédiate, une vérité rigoureuse et une élégance verbale qui n'appartiennent qu'à elle. Dans chaque roman de Linda Lê se met en scène un combat, personnel ou imaginaire (Les Trois Parques, Les Aubes, Lettre morte), où la sérénité de l'écriture contraste avec la brutalité de la situation. La puissance de son analyse la campe résolument dans le monde contemporain alors que ses intrigues, ses personnages et sa mythologie héritent clairement de sa passion pour la littérature de l'âge classique. Animée d'une liberté intransigeante, Linda Lê aura peu à peu tissé son univers où les thèmes de l'amour et de la mort (In Memoriam) et de la prise de pouvoir (Cronos) se retrouvent ainsi, culminants, dans À l'enfant que je n'aurai pas. Abondamment traduite en anglais, en néerlandais et en portugais, son œuvre a été publiée quasi intégralement par les Editions Christian Bourgois, dont elle est sans nul doute la figure de proue de la littérature française contemporaine.

 

Mon Avis :

J'ai ressenti beaucoup d'émotion à la lecture de ce Livre.

Linda Lê nous livre là ses sentimetns les plus profonds, du passé au présent, avec une grande sincérité. Elle nous relate son enfance sans tendresse maternelle, une mère difficile voire impossible à satisfaire, et qui n'a jamais exprimé le moindre sentiment à son égard... un compagnon éprouvant le désir d'être père et ne comprenant pas sa décision, qui finalement la laissera seule, comme si son amour ne dépendait de cette décision d'enfanter.

Mais où l'auteure m'a le plus touché c'est lorsqu'elle parle à son enfant, celui qu'elle ne mettra jamais au monde mais qu'elle fait naitre pour un instant, le temps d'une lettre, nous dévoilant là une décision mûrment réfléchie, où elle a tout envisagée de sa vie avec lui, de elurs partages s'il avait existé, et de nous démontre que malgré tout, sa décision reste celle de ne pas être mère, de continuer à donner vie à sa passion : l'écriture.

 

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