Mardi 29 novembre 2011 2 29 /11 /Nov /2011 06:52

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Nous sommes en 1917 dans une petite ville de province. Toute la société des notables est présente et tient son rôle. Le maire, le juge, le procureur, le flic, le médecin… tous font rouler depuis des années l’agréable train-train de la comédie sociale faite d’amicaux échanges. C’est curieux, même la Grande Guerre ne semble pas avoir bousculé les positions et les habitudes de chacun. Tout reste bien en place dans l’immuable tranquillité de la bourgeoisie sûre d’elle-même. Pourtant tout bascule lorsqu’une fillette de 10 ans est retrouvée morte dans l’eau. La petite Belle-de-Jour, comme on l’appelle. Tous la connaissent, elle servait au Rébillon, la seule brasserie restaurant du coin. "Bien, bien, bien…" reprend le juge, tout content d’avoir un meurtre, un vrai à se mettre sous la dent, un meurtre d’enfant en plus, et de petite fille pour couronner le tout. Dès lors, le soupçon gagne et rogne les âmes grises de nos notables. En premier lieu le procureur qui habite au château, juste à côté du lieu du meurtre…
Philippe Claudel possède un grand talent de conteur. Auteur de plusieurs romans, de récits, de chroniques, de nouvelles, il sait imposer d’emblée un ton particulier, soit une forme assez conventionnelle et classique de la composition mêlée à une plongée psychologique subtile et noire dans le fond de chaque être. --Denis Gombert

Présentation de l'éditeur

" Elle ressemblait ainsi à une très jeune princesse de conte, aux lèvres bleuies et aux paupières blanches. Ses cheveux se mêlaient aux herbes roussies par les matins de gel et ses petites mains s'étaient fermées sur du vide. Il faisait si froid ce jour-là que les moustaches de tous se couvraient de neige à mesure qu'ils soufflaient l'air comme des taureaux. On battait la semelle pour faire revenir le sang dans les pieds. Dans le ciel, des oies balourdes traçaient des cercles. Elles semblaient avoir perdu leur route. Le soleil se tassait dans son manteau de brouillard qui peinait à s'effilocher. On n'entendait rien. Même les canons semblaient avoir gelé
- C'est peut-être enfin la paix... hasarda Grosspeil
- La paix mon os ! lui lança son collègue, qui rabattit la laine trempée sur le corps de la fillette.

 

Mon avis :

Ce n'est pas un coup de coeur pour moi, loin de là. Les âmes ne sont pas grises mais noires et il me semble sortir d'un vrai cauchemar en ayant terminer de lire ce livre. L'auteur décrit bien les personnages mais d'une façon un peu embrouillée, partant d'un personnage à l'autre pour revenir finalement à l'histoire. Il faut tenir le fil du livre, ne jamais le lâcher sous peine d'en perdre sa compréhension.

Citation :

On tue beucoup dans une journée, sans même s'en rendre compte vraiment en pensée et en mots. Au regard de tous ces crimes abstraits, les assassinats véritables sont bien peu nombreux, si l'on y réfléchit.

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Lundi 28 novembre 2011 1 28 /11 /Nov /2011 16:45

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Présentation de l'éditeur

Après l’immense succès du Mec de la tombe d’à côté, nous sommes des centaines de milliers de lecteurs à nous demander ce qu’il advient de Désirée, la bibliothécaire, et de Benny, le paysan. Elle dévore avec autant d’ardeur les livres et les produits bio, lui élève des vaches et n’imagine pas qu’on puisse lire « de son plein gré ». Pourtant, ils se sont promis trois essais pour avoir un enfant ensemble. Si cela ne donne rien, c’est terminé pour toujours. Et si ça marche… Comme le disait un critique littéraire suédois : « Le quotidien tue l’amour, la vie de famille l’enterre. » C’est gai. Bienvenue dans le caveau de famille ! Pétillant et jubilatoire.

Biographie de l'auteur

Née en 1944 en Suède, Katarina Mazetti est journaliste de formation. Aujourd'hui auteur de livres pour la jeunesse et de romans pour adultes, elle rencontre un succès phénoménal avec Le mec de la tombe d'à côté traduit en de nombreuses langues. Le caveau de famille en est la suite.

 

Mon avis :

J'ai été heureuse de retrouver Benny et la Crevette Désirée... dans un tout autre registre. Autant lors du premier livre, Désirée me semblait libre et entière, autant là elle me semble avoir perdu toute sa nature, tout son intérêt.. elle est rentrée dans le "moule" de la mère au foyer, assumant tout à la fois: famille, travail à la ferme, travail à l'extérieur, ménage, cuisine, y perdant souvent sa nature révoltée. Par contre Benny est bien resté le même, ne faisant aucune concession, restant ancré aux idées reçues de ses parents, se donnant même le droit de comparer par rapport à son ex.. .Mais l'écriture de Katarina Mazetti est toujours aussi intéressante, son humour et sa perspicacité sur l'être humain me plaisent particulièrement.

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Lundi 28 novembre 2011 1 28 /11 /Nov /2011 16:23

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Présentation de l'éditeur:

Melanie Stryder est une rebelle.
Notre Terre a été envahie par un ennemi invisible. Petit à petit, les âmes vagabondes s’emparent du corps des hommes en neutralisant leur esprit. La quasi-totalité de l’humanité a ainsi succombé.
Melanie Stryder fait partie du dernier groupe d’hommes libres. Lorsqu’elle est capturée par les Traqueurs, on lui insère Vagabonde, une âme exceptionnelle qui a déjà connu plusieurs corps. Elle sait les difficultés d’envahir un humain hostile : les émotions dévastatrices, le tumulte des sens, les souvenirs trop vifs. Et Vagabonde rencontre un obstacle supplémentaire : l’esprit de l’ancienne propriétaire résiste.
L’âme explore les souvenirs de Melanie dans l’espoir de découvrir l’endroit où se cachent les derniers résistants humains. Mais à la place de ces informations, Melanie submerge Vagabonde par les images de l’homme qu’elle aime – Jared, un humain encore en cavale. Incapable de se dissocier des pulsions de son corps d’emprunt, Vagabonde commence à aimer l’homme qu’elle est censée livrer aux autorités. Face aux pressions extérieures, Melanie et Vagabonde se retrouvent alliées malgré elles ; commence alors pour elles la quête incertaine et périlleuse de cet homme dont elles sont toutes deux amoureuses.

Biographie de l'auteur

Mère de trois enfants, Stephenie Meyer vit dans le Connecticut. Avec Fascination en 2005, elle inaugure une série de quatre livres  destinés aux jeunes adolescentes. Les quatre opus sont publiés en France par Hachette Jeunesse. Les âmes vagabondes reprend le schéma du triangle amoureux qui a fait le succès de la série, mais s’adresse cette fois à un public adulte.

 

Mon avis :

Cette auteure a vraiment un don, celui de captiver son lecteur et de l'emmener là où il ne pensait pas aller...

J'ai lu ce livre d'une traite, pourtant un pavé de 600 pages, mais l'histoire est tellement prenante et extraordinaire qu'on veut toujours en savoir plus et connaitre l'issue de la vie de Mélanie/Vagabonde. Quelle imagination débordante pour nous faire aimer deux "personnalités" en une... Les personnages sont tout à la fois attachants, émouvants, on apprend à les aimer et à angoisser aussi pour eux. On y découvre également la sagesse de penser que  la différence fait peur et qu'il faut apprendre à la connaitre pour l'apprécier. A lire ce livre on devient plus "humain" envers tous ceux qui pourraient être différents de nous! Je le conseille plus que vivement !

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Samedi 5 novembre 2011 6 05 /11 /Nov /2011 16:04

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Présentation de l'éditeur

Automne 1945, alors que les Alliés se sont entendus pour occuper Berlin et le reste de l'Allemagne, une compagnie de militaires français emmenée par le capitaine Louyre investit le sud du pays. En approchant de la ville où ils doivent prendre leurs quartiers, une ferme isolée attire leur attention. Les soldats y font une double découverte : une adolescente hirsute qui vit là seule, comme une sauvage, et le corps calciné d'un homme. Incapable de fournir une explication sur les raisons de son abandon et la présence de ce cadavre, la jeune fille est mise aux arrêts. Contre l'avis de sa hiérarchie, le capitaine Louyre va s'acharner à connaître la vérité sur cette affaire, mineure au regard des désastres de la guerre, car il pressent qu'elle lui révélera un secret autrement plus capital.

 

Mon avis :

Une lecture plutôt pénible pour moi, non seulement par les sujets évoqués (eugénisme, nazisme, génocide) mais également par l'histoire elle-même. En effet, les personnages ne sont pas attachants, dénués de sentiments, même l'histoire de Maia, la jeune fille abandonnée et vivant seule comme une sauvage dans sa ferme dévastée ne m'a pas touchée.

L'auteur évoque avec une froideur militaire les horreurs perpétrées durant la guerre, son style est dénué d'émotion et nous livre sous forme de clé d'enquête certains évènements funestes de l'époque.

Ce livre faisait partie de mon nouveau Challenge lecture 2011/2012 du forum Partage-Lecture

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Mardi 1 novembre 2011 2 01 /11 /Nov /2011 13:57

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Présentation du livre :

Jeanne a dix ans, et un grand-frère, Thomas, âgé de quatorze ans. C'est une rêveuse, douce, qui se laisse emporter par l'imagination, au gré des humeurs, au fil des mots. Avec son frère, elle partage ses petites divagations, encouragées par une maîtresse d'école, fière de pratiquer la langue française, de pouvoir s'amuser avec ses variations, ses nuances, ses complexités. Elle apprend les mots, les place, déplace, les mesure, joue avec. À l'école dans les récitations, au marché parmi les étalages, dans les boutiques, à l'hôpital, au cours de jeux de société comme le Scrabble… La grammaire est une chanson douce est un récit où tout est prétexte pour faire la part belle à la lettre, au mot, aux jeux de langue, aux expressions plus ou moins figées, aux cortèges de paroles. Un prétexte qui va jusqu'à faire des mots de véritables objets, de véritables êtres. C'est là une invitation à savourer la langue, phrases et sentences, à laisser parler le verbe… Une invitation enrichie par les illustrations colorées de Bigre. Erik Orsenna fait ici œuvre d'académicien, avec son exactitude, sa rigueur, ses travers aussi. Sa chanson douce souffre d'une imagination un peu trop convenue, un peu trop attendue, là où Raymond Queneau avait joliment desserré la bride sur le cou de la langue. Un petit conte poétique pour tout public. --Céline Darner --Ce texte fait référence à l'édition

 

Mon avis :

Les larmes aux yeux, j'ai lu ce livre car il fait référence à beaucoup d'efforts de ma part pour être aujourd'hui capable d'écrire et d'aimer écrire. Si j'avais connu ce livre je l'aurai donné à mes enfants ... la grammaire peut s'apprendre d'une façon  ludique, et nous pouvons y prendre du plaisir. Que de temps gagné, que de sentiments respectés et que de larmes non versées,  inutiles devant des parents qui à moi me disaient "savoir écrire sa propre langue est le moins que tu puisses faire par respect" sans savoir que je  pouvais aussi y prendre du plaisir.

Merci Monsieur Orsenna! j'ai voyagé durant votre livre, je ne l'ai pas connu pour mes enfants (Mon Dieu! je pense avoir reproduit les mêmes erreurs que mes parents) mais je n'ai pas d'excuses pour mes petits-enfants.

 

Citation :

Tout le monde dit et répète "Je t'aime".Il faut faire attention aux mots. Ne pas les répéter à tout bout de champ. Ni les employer à tort et à travers, les uns pour les autres, en racontant des mensonges. Autrement, les mots s'usent. Et parfois, il est trop tard pour les sauver.

Par safran-lit.over-blog.com
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